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Samedi 23 janvier 2010 6 23 /01 /Jan /2010 20:16
Un petit coucou à ceux que les hasards du net mènent encore sur ce blog et merci à ceux qui ont la gentillesse d'y laisser un mot.
Si la littérature, et en particulier japonaise, vous intéresse, j'espère que vous viendrez visiter le forum sur lequel je sévis actuellement: parfum de livres, où l'on ne fait qu'en parler. A bientôt ! 
Par Nezumi
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Mardi 13 novembre 2007 2 13 /11 /Nov /2007 19:55
L'expression anglaise to put on the back burner m'a toujours plu davantage que son équivalent français mettre en veilleuse. La première évoque les petits brûleurs à l'arrière de la cuisinière, réservés aux cuissons mijotées, au temps pris et à la lenteur qui me caractérise ^^.  La seconde me fait plutôt penser à une intimation brutale à se taire.

J'ai choisi de mettre mon blog on the back burner pour un temps indéterminé. Cela ne veut pas dire que j'ai arrêté de lire, bien au contraire, ou que je n'aime plus parler de mes lectures. Je préfère pour le moment le faire dans un cadre différent et fort convivial, celui du forum littéraire Parfum de livres. Je vous invite à venir le visiter et vous y inscrire pour que nous continuions à discuter bouquins et autres...A bientôt!

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Par Nezumi
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Samedi 30 juin 2007 6 30 /06 /Juin /2007 03:44

perrotta.jpg "I have a lover ! I have a lover !"she kept repeating to herself, reveling in the thought as though she were beginning a second puberty. " – FLAUBERT, Madame Bovary


The young mothers were telling each other how tired they were. This was one of their favourite topics, along with the eating, sleeping, and defecating habits of their offspring, the merits of certain local nursery schools, and the difficulty of sticking to an exercise routine. Smiling politely to mask a familiar feeling of desperation, Sarah reminded herself to think like an anthropologist. I’m a researcher studying the behaviour of boring suburban women. I am not a boring suburban woman myself.

Ainsi s'ouvre Little Children, transposition de Madame Bovary dans l'Amérique des Desperate Housewives (le roman est antérieur à la série).

Les sujets d'étude choisis par le romancier américain Tom Perrotta sont quelques habitants d'une petite ville de la côte Est, qui traînent leur insatisfaction, regrets, problèmes conjugaux et rêves d’évasion sur fond de quartiers pavillonnaires plutôt aisés.

Il y a Sarah, ex-féministe, ex-lesbienne, ex-universitaire, se retrouvant mère au foyer à cause d'un « moment de faiblesse ». Richard, son mari plus âgé, publicitaire, de plus en plus captivé par le sexe sur Internet. Todd, père au foyer au physique avantageux , surnommé "The Prom king" par les ménagères du quartier, et qui prépare sans enthousiasme l’examen d’entrée au barreau. Sa femme Kathy, documentariste TV, qui préfèrerait se consacrer à l’éducation de son fils et à ses projets de films personnels. Ronny McGorvey, condamné pour exhibitionnisme et soupçonné de pédophilie, dont la libération va mettre la petite ville en émoi et particulièrement Larry Moon, flic mis en retraite après une bavure.
Alors qu'un été suffocant s'installe, Sarah et Todd entament une liaison.
La description hyperréaliste du milieu dans lequel évoluent ces personnages donne lieu à une satire sociale caustique et réjouissante . Sous le décor propret, familial et paisible de la banlieue, le malaise affleure: la piscine bondée par un jour de canicule qui se vide instantanément à l'arrivée de McGorvey; les jeux des enfants au parc supervisés par l'hystérie perfectionniste des mères; le déchaînement de violence lors des matches de football amateurs nocturnes, où les Flics affrontent les Comptables, dans une parade de muscles gonflés aux stéroides...Le titre du roman lui-même est ambigu, à l'image des enfants de cette histoire, objets de toutes les attentions et craintes, tour à tour angéliques et irritants, tyranniques et vulnérables, petits rois et proies potentielles.

Mais la causticité est adoucie par la sympathie évidente de Perrotta pour ses personnages, qui étudie avec humour mais indulgence leurs sentiments. Par sa romance adultère, Sarah semble être la Madame Bovary annoncée dès les premières lignes du roman, et on peut s'amuser à relever les similitudes entre elle et Emma, de l'amour des livres aux achats inconsidérés, en passant par le mari terne et plus âgé.  Mais le bovarysme concerne à peu près tous les personnages, pris au piège d'une vie ne leur convenant pas, travaillés par leur désir de changement, leurs rêves abandonnés, mais n'osant pas sauter le pas pour entamer une autre existence.
Sarah, ex-étudiante en littérature, est d'ailleurs tout à fait consciente de sa parenté avec l'héroïne de Flaubert.  Elle participe à un club de lecture de housewives qui étudie ce roman (séquence très amusante) et ne tarde pas, à la lumière de ses propres déboires conjugaux et à sa grande surprise, à s'identifier à Emma, qu'elle méprisait auparavant:

"When I read this book back in college , Madame Bovary just seemed like a fool. She marries the wrong man, makes one stupid mistake after another, and pretty much gets what she deserves. But when I read it this time, I just fell in love with her. [...] In her own strange way, Emma Bovary is a feminist. [...] She's trapped. She can either accept a life of misery or struggle against it. She chooses to struggle. [...] She fails in the end but there's something beautiful and heroic in her rebellion."

C'est donc en toute connaissance de cause que Sarah va se livrer à l'ivresse juvénile, périlleuse mais délicieuse de la romance secrète et se croire "something special, one of the lucky ones, a character in a love story with a happy ending" ...


Little Children, Tom Perrotta, 2004, St Martin's Paperbacks, 2006, 319 p.

Ce roman a été traduit en français sous le titre Les Enfants de Choeur, et adapté au cinéma par Todd Field (avec Kate Winslet dans le rôle de Sarah): Fiche IMDB

Par Nezumi - Publié dans : Romans
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Dimanche 22 avril 2007 7 22 /04 /Avr /2007 19:30
tsubame3.jpg Je vous ai parlé sur ce blog des romans Tsubaki et Hamaguri de Aki Shimazaki, qui ouvrent la pentalogie Le Poids des Secrets, et que j'avais beaucoup appréciés. J'ai lu les volets suivants, Tsubame, Wasurenagusa et Hotaru avec le même plaisir. Et je peux maintenant certifier que ce cycle romanesque mérite bien son nom! Les secrets de famille et les révélations sur la filiation des personnages y foisonnent autant que dans les sagas qui envahissent nos écrans TV chaque été. Sauf qu'ici, tout est en simplicité, émotion et habileté narrative. Chaque volet possède un narrateur différent et ainsi se dessinent, à petites touches, les histoires liées des familles Takahashi et Horibe.

Tsubame peut être considéré, par sa place au coeur de la pentalogie, comme son volet-clé. On y remonte le plus loin dans le temps, jusqu'en 1923 et au Kantô-Daishinsai, le tremblement de terre qui fit 140 000 morts dans la région de Tôkyô. La narratrice en est Mariko et elle nous y dévoile le secret de ses origines, qui est peut-être le plus lourd, le plus douloureux de tous car elle ne pourra jamais l'avouer à son fils Yukio et à sa famille. Il coincide avec une zone particulièrement sombre et occultée de l'Histoire japonaise, le massacre de milliers d'immigrants coréens par des Japonais, profitant de la confusion suivant le séisme.Tsubame est également le volet central puisque c'est celui de Mariko, personnage principal de la pentalogie et détentrice de tant de secrets. C'est par elle que se rejoignent les histoires des deux familles. Et de ce cycle consacré à la filiation, elle est la figure maternelle la plus belle et émouvante, presque emblématique. Son nom n'est-il pas la japonisation de "Marie" ? Elle a reçu ce nom d'un prêtre étranger qui l'a recueillie dans son orphelinat, à la disparition de sa mère lors du séisme. Tsubame, l'hirondelle, c'est l'oiseau symbolisant l'ailleurs, qui faisait rêver Mariko enfant et c'est aussi le surnom de ce prêtre si aimant.

Wasurenagusa, c'est le point de vue de Kenji Takahashi, qui épouse Mariko et adopte Yukio. Pour cela, il n'hésite pas à rompre avec sa famille bourgeoise et traditionnaliste qui rejette la jeune femme, car elle est orpheline et mère célibataire. Celui qui n'était qu'un personnage de mari trompé,souvent absent , dans les volets précédents prend toute son épaisseur. On découvre un homme attachant, profondément humain, qui possède lui aussi son lot de secrets... Ce volet d'une tonalité plus intimiste porte le nom japonais du myosotis, la fleur préférée de Kenji. Elle évoque son attachement à sa nourrice, Sono, qui s'est substituée un moment à sa mère. Un personnage sur lequel on aimerait vraiment en savoir plus...L'épure de ces romans peut engendrer une certaine frustration...

La narratrice de Hotaru est Tsubaki, la fille de Yukio, qui s'occupe de sa grand-mère Mariko, dont la santé décline de jour en jour. Ce dernier volet raconte "l'histoire d'une luciole tombée dans l'eau sucrée", ou comment les jeunes femmes peuvent se faire abuser par des hommes sans scrupules. Il met en parallèle l'expérience de Mariko avec M.Horibe (le père naturel de Yukio) et celle de Tsubaki l'étudiante avec un de ses profs. Il apporte aussi des détails essentiels sur le drame qui s'est joué dans la demeure partagée par les Takahashi et les Horibe à Nagasaki, au matin du 9 août 1945, juste avant qu'elle ne soit anéantie par la bombe atomique. Ce n'est qu'en refermant Hotaru, achevant ainsi la pentalogie, qu'on se rend compte à quel point l'Histoire a infléchi les destinées des deux familles, dont les secrets ont été enfouis sous les décombres du Kantô-Daishinsai, puis de la bombe.
On mesure également l'importance des noms donnés à chaque roman, qui symbolisent un ou plusieurs personnages. Nous retrouvons de volet en volet le camélia, les coquilles jumelles, l'hirondelle, le myosotis, les lucioles, comme les cartes d'un tarot poétique, les pièces capitales de ce puzzle... Elles permettent d'établir des correspondances entre les cinq volets, de renforcer la cohésion de ce récit choral, mais surtout de souligner les liens existant entre les différents narrateurs, les membres de familles que le "poids des secrets" a finalement rapproché, au lieu de diviser.


Tsubame, 2001, Wasurenagusa, 2003, Hotaru, 2004, Aki Shimazaki, Leméac/Actes Sud.


Par Nezumi - Publié dans : Romans
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Vendredi 20 avril 2007 5 20 /04 /Avr /2007 18:55
Et voilà, encore en retard...Une semaine un peu chargée au boulot ne m'ayant pas permis de boucler les notes prévues, vous ne lirez mes élucubrations que ce week-end!

En attendant, voici WellToldTales un podcast que je viens de découvrir et plutôt original: des lectures à voix haute de littérature "pulp". Ce genre, mêlant fantastique,horreur, roman noir et SF est apparu aux USA au début du 20e siècle. Il tire son nom des magazines bon marché , pulp magazines, qui publiaient ces histoires. Plus de détails ici.
Des auteurs célèbres (et pour lesquels j'ai un faible) y ont fait leurs armes: Robert.E Howard (Conan le barbare), HP Lovecraft, Philip K.Dick, Clark Ashton Smith ...
Les histoires lues sur ce blog sont écrites par des auteurs contemporains, et, détail important, sont en anglais (américain)...
J'ai commencé à écouter Death and Taxes
Par Nezumi - Publié dans : Au fil du web
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Vendredi 13 avril 2007 5 13 /04 /Avr /2007 19:31
Bon...petit à petit l'ensemble reprend forme!
Finalement ce ménage par le vide est assez stimulant...et me donne envie de poster plus souvent!

Et voilà les livres en attente d'être chroniqués, normalement à partir de lundi ...
  • La fin de la pentalogie Le poids des secrets, d'Aki Shimazaki,
  • Les astres jumeaux, de Miyazawa Kenji
  • Little Children, de Tom Perrotta
  • L'Anthologie de nouvelles japonaises contemporaines "Jeunesse" , regroupant des textes de Osamu Dazai , Shintaro Ishihara, Kenzaburô Oé, Miyamoto Teru, Kunio Ogawa...

Auquel s'ajoutera le dernier Shigeru Mizuki, Kitaro le repoussant, sur lequel je viens de faire main basse!
Par Nezumi
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Vendredi 13 avril 2007 5 13 /04 /Avr /2007 19:13
Par Nezumi - Publié dans : Liste des oeuvres
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Vendredi 13 avril 2007 5 13 /04 /Avr /2007 19:12
Par Nezumi - Publié dans : Liste des auteurs
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Jeudi 12 avril 2007 4 12 /04 /Avr /2007 11:22
Suite à de gros problèmes techniques particulièrement destructeurs, mon blog change de nom et de look...
Bienvenue sur cette nouvelle version, encore en chantier...

Retrouvez les chroniques des derniers mois, Atwood, Barnes, Shimazaki, Murakami, Mizuki...sur


A bientôt !
Par Nezumi
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